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Du 08 au 10 juin 2016, un atelier de formation s’est tenu dans le cadre des activités du projet TeleDAc. Son objectif était de former les acteurs du projet dans l’utilisation de la plateforme. La rencontre a ainsi enregistré la présence de responsables des services de l’urbanisme, des sous-préfets mais aussi des élus locaux venus des quatre coins de la région de Dakar. Moustapha Mbengue, maire de la commune de Keur Massar a fait acte de présence et revient dans une interview qu’il nous a accordée sur ses attentes et celles de sa commune par rapport au projet TeleDAc entre autres sujets évoqués. Entretien.

Comment se présente la situation actuellement à Keur Massar s’agissant des demandes liées au permis de construire, les spécificités de la commune ainsi que les difficultés que vous rencontrez ?

A Keur Massar la demande concernant le permis de construire est très importante, vu la superficie de la commune. C’est une commune qui a la taille d’un département, car elle fait plus de 25km2, et elle est toujours en état de construction. Il faut noter aussi l’urbanisation galopante de la zone. Donc, tout cela fait que nous recevons un nombre assez élevé de demandes d’autorisation de construire.

C’est surtout au niveau matériel que nous avons des problèmes sachant que les communes ne disposent pas de suffisamment d’équipements et de personnel qualifié pour être en phase avec les implications de l’Acte 3 de la décentralisation. Nous devons recruter. Mais avec la dévolution du patrimoine des ressources humaines [aux nouvelles communes], les mairies ont des difficultés pour le faire et pour payer les salaires, raison pour laquelle les mairies ont d’énormes difficultés dans le traitement de tous ces cas de figures.

En tant que maire de Keur Massar, qu’attendez-vous du projet TeleDAc ?

Concernant TeleDAc, j’ai eu à suivre les formations presque du début à la fin et je pense que c’est une initiative à saluer, une innovation que l’Etat est en train de réussir et qui aiderait à réduire les délais de délivrance des autorisations de construire. Ce projet est important pour améliorer l’environnement des affaires et le classement du Sénégal dans le Doing business. Donc la réussite de ce projet, c’est notre souhait le plus cher.

En tant que maire j’attends beaucoup de ce projet. De nos jours il est très difficile de travailler sans les nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est pourquoi dès mon accession à la tête de la commune, j’ai recruté des informaticiens qui ont leur propre bureau et tout l’équipement nécessaire pour plus d’efficacité dans le travail. Maintenant si TeleDAc est mis en place, je peux dire que c’est un projet qui vient à son heure Nous demandons à l’ADIE de continuer dans cette démarche d’accompagnement en termes de formation de nos agents, de maintenance des équipements afin que nous puissions travailler convenablement dans le cadre de ce projet et pour sa réussite.

On peut dire que vous comprenez l’enjeu de ce projet, car comme vous l’aviez mentionné tout à l’heure, vous avez participé aux différentes rencontres depuis le départ et à titre personnel sachant que d’autres maires préfèrent envoyer des représentants. Alors quel message de sensibilisation lancez-vous à l’endroit de vos homologues ?

Je lance un appel aux maires qui ont le privilège de jouir de la confiance des populations de leurs communes respectives. Ils doivent œuvrer pour le bien-être de leur circonscription. Je pense que TeleDAc est très important pour nous, élus locaux. Le projet peut contribuer au développement du pays, parce que, parce que si le Sénégal est mal classé au Doing Business, les investisseurs qui verront ce classement ne viendront pas investir dans notre pays, et c’est une perte pour les communes aussi. Mais s’ils voient, en revanche, que le Sénégal occupe une bonne place dans le classement, les investisseurs seront attirés davantage et cela participe au développement de notre pays. Donc, je lance un appel à mes homologues maires pour qu’ils appuient et accompagnent ce projet de développement pour l’intérêt du Sénégal.

Propos recueillis par
AS/COM